"Cavaillé-Coll, père et fils, facteurs d'orgues du Roi", telle est l'inscription figurant sur le fronton de l'orgue de chœur de la cathédrale d'Orléans. En réalité, c'est au fils, Aristide Cavaillé-Coll, que l'on doit ce chef d'œuvre. Construit en 1846, l'orgue comporte alors 14 jeux sur un clavier et demi et un pédalier en tirasse. Son buffet est de style néogothique. A la fin du XIXème siècle, il est augmenté de deux jeux (Bourdon 16' et Soubasse 16'), et son diapason est calé sur celui du grand orgue de tribune reconstruit par le même facteur en 1880.
Entre 1936 et 1939, les très belles stalles du XVIIIème siècle sont réinstallées dans le chœur, entraînant la disparition de la façade de l'orgue et étouffant ce dernier,
coincé derrière les boiseries.
Classé en 1979 par les Monuments Historiques, cet instrument a été magnifiquement restauré avec en 1996 par le facteur Bernard Hurvy, de Nantes. Surélevé au
dessus des stalles qui l'emprisonnaient jusqu'alors, l'orgue a retrouvé ses sonorités claires et amples, et a reçu un buffet très élégant s'intégrant à merveille avec les
boiseries du XVIIIème siècle.
Selon François-Henri Houbart, l'orgue de chœur de la cathédrale d'Orléans est "un superbe petit chef- d'œuvre, témoin des premiers instruments du grand Cavaillé-Coll".